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Carole BURRELL

Psychopraticienne, Hypnothérapeute et Coach Mental

Praticien certifié en Hypnose Ericksonienne et PNLH

Signataire des chartes éthiques du Syndicat National des Hypnothérapeutes

et de l’Académie de Recherche et de Connaissances en Hypnose Ericksonienne, ainsi que de son code de déontologie.

 


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Charte Éthique

Syndicat National des Hypnothérapeutes

 

Article 1 : Cadre thérapeutique

Sa démarche se différencie de l’attitude «médicale» impliquant un diagnostic, un pronostic, un traitement prescrit par un «spécialiste» à un «patient». L’hypnothérapeute n’a pas vocation à se substituer aux différents professionnels de santé que consultent ses clients. Ses pratiques interviennent en complémentarité, dans le registre de l’accompagnement de la personne, de l’évolution personnelle et du bien-être. 
Le Syndicat National des Hypnothérapeutes prône la concertation entre les différents intervenants du domaine médical et les hypnothérapeutes et souhaite établir une parfaite communication entre tous pour le meilleur profit de leurs clients.
 Ainsi en cas de demandes de ses clients concernant des prescriptions médicales, l’hypnothérapeute les oriente toujours vers leur médecin traitant seul habilité à répondre à ce type de questionnement.

Article 2 : Secret professionnel

Le secret couvre tout ce qui est venu ou vient à la connaissance de l’hypnothérapeute dans l’exercice de sa profession, non seulement ce qui lui a été confié mais aussi ce qu’il a vu, perçu, entendu, compris ou ressenti. Il a l’obligation de poursuivre au mieux les intérêts de son client, avec pour seules limites, celles que la loi lui impose.

Article 3 : Respects des droits fondamentaux

La diversité des approches autour de l’hypnose thérapeutique venant d’horizons divers avec des disciplines complémentaires et pratiques diverses, impliquant la connaissance préalable des bases techniques propres à l’hypnose, dénommée hypnose thérapeutique, nécessaire à la richesse de l’accompagnement, reconnaît aux accompagnants et accompagnés, le droit de bénéficier pleinement et librement de cette diversité dans le cadre de leur responsabilité d’adulte.
L’hypnothérapeute refuse d’intervenir dans tous les cas où l’intérêt d’autrui lui apparaît menacé, à travers une perte d’autonomie, en particulier dans toute intervention susceptible de favoriser l’assujettissement d’un individu à un groupe ou à une idéologie, religion, démarche commerciale, quelques valeureuses qu’en apparaissent les finalités. 
L’hypnothérapeute s’engage à ne jamais soumettre la personne humaine à un objectif qui lui serait étranger ou qui serait celui d’une politique commerciale.
L’hypnothérapeute s’engage à respecter et à promouvoir l’autonomie, la dignité humaine, la liberté de chaque individu, ainsi que tous les droits inhérents à la nature humaine. Les équilibres complexes de la personne dans sa réalité environnementale, physique, psychique et spirituelle, en partant du principe que personne « ne sait à la place de la personne ». 
L’hypnothérapeute se positionne comme un simple guide s’appuyant uniquement sur les savoirs, connaissances, capacités apprentissages et parcours de vie de la personne à défaut de tout autre. Il s’engage également à n’avoir aucun jugement et à n’en donner aucun, l’hypnose par définition n’est que suggestions pour ouvrir « le champ des possibilités ».
Sa démarche s’inscrit dans un domaine où la conscience, est en constante relation avec un « inconscient » (non limitatif dans sa définition). L’hypnothérapeute s’engage à la prise en compte essentielle de cette difficulté/richesse de l’individualité humaine.
L’hypnothérapeute s’applique à n’exercer en aucune façon de pression physique, biologique, psychique, morale ou spirituelle, induisant une limitation de la volonté propre des bénéficiaires. Par extension, il incite ses usagers à la vigilance face à des mouvements, groupes ou individus qui ne respecteraient pas cette éthique.

Article 4 : Pudeur, mœurs

L’hypnothérapeute proscrit et considère comme des passages à l’acte non justifiables par de prétendus « mobiles thérapeutiques » toutes les manœuvres de séduction affective ou sexuelle, les attouchements, la relation sexuelle elle-même dans le cadre de la relation d’accompagnement.
Dans tous ces cas, ces attitudes ne peuvent avoir lieu sans rupture immédiate du contrat qui lie les protagonistes et rend caduque la relation d’accompagnement ou de soins.
Dans le cas où une relation d’ordre personnel, privé s’instaure entre l’accompagnant et l’accompagné majeur et responsable, s’il accepte le changement de statut de la relation, elle ne peut avoir lieu que hors contrat, hors d’un cadre professionnel et d’une rémunération.

Article 5 : Implication émotionnelle

L’implication émotionnelle existe naturellement, mais elle se veut toujours au service d’une meilleure connaissance de nous-mêmes et de l’aide à apporter objectivement, sans être orientée de façon captatrice vers son intérêt affectif ou pécuniaire.
Cette attitude exige la vigilance de l’hypnothérapeute sur lui-même à se garder de ses propres réactions et ressentis, il s’engage lorsque c’est nécessaire sur un cas particulier, à demander une supervision confraternelle. 
L’hypnothérapeute se garde en particulier, de toute attitude à prolonger la relation d’accompagnement ou de soin à son profit. Il saura mettre fin aux séances le moment venu.
Ceci implique une bonne connaissance pratique et vécue du jeu des relations interpersonnelles. Ces termes étant pris dans leur sens large et symbolique qui veut que toute relation humaine constitue un lien.
L’hypnothérapeute signataire reconnaît par expérience qu’aucun diplôme seul, aussi brillant soit-il, sans pratique expérientielle spécifique, ne suffit à conférer à quiconque la qualité de professionnel de l’accompagnement, du mieux-être et de l’hypnothérapie.
Celle-ci requiert un parcours personnel, fruit d’un long travail chaque jour renouvelé et de prédispositions individuelles pour acquérir, maîtriser et développer les qualités d’un hypnothérapeute.
La Justice, française ou européenne, sert d’arbitrage éventuel en cas de litige entre un signataire et une personne bénéficiaire de son aide.
Pour les signataires de cette charte, l’absence de diplôme universitaire n’est pas un argument suffisant pour disqualifier un hypnothérapeute. Il est possible de s’appuyer sur cette charte pour répartir les responsabilités.

 


 

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CODE DE DEONTOLOGIE DES HYPNOLOGUES

Académie pour la Recherche et la Connaissance en Hypnose Ericksonienne

Art 1. Respect des droits fondamentaux

L’hypnologue exerce sa mission dans le respect de la dignité humaine, de la vie personnelle, privée et familiale de la personne.

Art 2. Moralité, probité et humanité

Les principes essentiels de la profession guident le comportement de l’hypnologue en toutes circonstances. L’hypnologue exerce ses fonctions avec indépendance, probité et humanité. Les relations de confiance ne peuvent exister que s’il n’y a aucun doute sur l’honneur personnel, la probité et l’intégrité de l’hypnologue. Ces vertus traditionnelles sont des obligations professionnelles. Il est fait interdiction d ‘exercer sous un pseudonyme. La personne de l’hypnologue doit être parfaitement identifiable notamment au moyen de son nom et prénom. Il respecte en outre, dans son exercice, les principes de loyauté, de confraternité, de délicatesse, de modération et de courtoisie. Il fait preuve, à l’égard de ses clients, de compétence, de dévouement, de diligence et de prudence.

Art 3. Indépendance

La profession d’hypnologue est une profession libérale et indépendante quel que soit son mode d’exercice. Celle-ci ne peut être aliénée. La multiplicité des devoirs incombant à l’hypnologue lui impose une indépendance absolue, exempte de toute pression, notamment de celle résultant de ses propres intérêts ou d’influences extérieures.

Art 4. Secret professionnel

Le secret professionnel, institué dans l’intérêt des clients, s’impose à tout hypnologue. Le secret couvre tout ce qui est venu à la connaissance de l’hypnologue dans l’exercice de sa profession, c’est-à-dire non seulement ce qui lui a été confié, mais aussi ce qu’il a vu, perçu, entendu, compris ou ressenti. Le secret professionnel est général et illimité dans le temps sous réserve des strictes exigences de la propre défense de l’hypnologue devant toute juridiction. L’hypnologue est relevé de son obligation professionnelle en cas de raison éminente et impérieuse. Lorsqu’ il a connaissance qu’un mineur est exposé à un risque d’une particulière gravité ou que celui-ci subit tout acte de nature sexuel ou relevant d’une qualification criminelle, il avertit le procureur ou toute autre autorité compétente. L’hypnologue n’encourt aucune sanction professionnelle s’il fournit, malgré son obligation de secret, des éléments permettant d’éviter un danger actuel ou à venir d’une particulière gravité. L’hypnologue fait respecter le secret professionnel par les membres de son secrétariat et par toute personne qui coopère avec lui dans son activité professionnelle. Le secret peut être partagé en cas de difficulté particulièrement sérieuse commandant à l’hypnologue de requérir le conseil de ses confrères.

Art 5. Intérêt du client

L’hypnologue a l’obligation de poursuivre au mieux les intérêts de son client, par rapport à ses propres intérêts, conceptions ou à ceux de ses confrères. Les décisions de l’hypnologue quant au protocole à adopter respectent l’ objectif défini avec le client. Le cas échéant, l’hypnologue doit prendre en compte l’ impact négatif qu’ un changement pourrait produire sur « l’ environnement » du client et en informer celui-ci. L’hypnologue fournit une information loyale, claire et appropriée sur sa compétence et sur le déroulement de la séance.Il tient compte de la personnalité du client dans ses explications et veille à leur compréhension. L’hypnologue n’use pas de sa position de confiance à des fins personnelles, de prosélytisme ou d’ abus de l’ état de faiblesse éventuelle de son client.

Art 6. Clause de conscience

L’hypnologue se décharge de toute mission contraire aux principes déontologiques de sa profession ou mettant en péril son indépendance. Si le lien de confiance qui relie l’hypnologue et le client est gravement altéré, celui-ci peut décider d’interrompre sa mission. Si l’objectif défini ne relève pas de la compétence de l’hypnologue, celui-ci se déporte et l’oriente vers un professionnel de la discipline adéquate (médecine générale, psychiatrie, psychologie…) L’hypnologue doit écouter, informer et conseiller avec la même conscience toutes les personnes sans discrimination.

Art 7. Principe de non discrimination

L’origine, les moeurs, la situation de famille, l’ handicap ou l’ état de santé, l’ appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation, une religion déterminée, ou à un courant politique ne peuvent constituées un motif valable pour poser sa clause conscience. L’hypnologue appelé à donner une consultation à un mineur ou à un majeur protégé doit recueillir le consentement éclairé d’au moins un parent ou du représentant légal.

Art 8. Honoraires

L’hypnologue doit informer son client du montant de ses honoraires. Le montant de ceux-ci doit être fixé avec tact, équité et mesure notamment eu égard à la situation financière du client. Une caisse commune de solidarité permettra le cas échéant d’indemniser l’ hypnologue prenant en charge des indigents.

Art 9. Compétence et formation

L’hypnologue pour exercer, doit être titulaire, au minimum, du diplôme de praticien délivré ou reconnu équivalent par un des signataires de ce présent code et doit s’engager à suivre au moins quatre supervisions pendant l’année sauf à faire valider son expérience et sa compétence par ses pairs. Il doit satisfaire tout au long de son exercice aux exigences de moralité et respecter les principes déontologiques de la profession. L’hypnologue doit entretenir et perfectionner ses connaissances et ses compétences professionnelles en tenant compte des évolutions techniques, scientifiques et éthique de la profession. Il doit participer à des actions de formation continue et peut participer à l’évaluation des pratiques professionnelles.

Art 10. Publicité

La publicité est permise à l’hypnologue si elle procure une information loyale au public et si sa mise en oeuvre est fidèle aux principes essentiels de la profession. La publicité inclut la diffusion d’informations sur la nature des prestations de services proposées, dès lors qu’elle est exclusive de toute forme de démarchage. Prohibition de toute publicité mensongère ou contenant des renseignements inexacts ou fallacieux, mentions hyperboliques ou comparatives ou susceptibles de créer l’apparence d’une qualification professionnelle non reconnue. L’hypnologue peut recourir à tous moyens légaux permettant d’assurer sa publicité personnelle, dès lors que sont respectées en outre les dispositions du présent article.

Art 11. Confraternité et réputation de la profession

La confraternité exige des relations de confiance et de respect entre hypnologue, dans l’intérêt du client et de la réputation de la profession. L’hypnologue reconnaît comme confrère toute personne compétente dans sa pratique de l’ hypnose et respectueuse des principes éthiques et maintien à son égard un comportement confraternel, digne et loyal. Les hypnologues se doivent assistance dans l’adversité ou dans la difficulté. En cas de différend avec un confrère, l’hypnologue doit rechercher une conciliation, au besoin par l’intermédiaire du conseil éthique. Tout hypnologue doit veiller constamment à ne pas déconsidérer la profession ou ses confrères par un comportement indigne, même en dehors du cadre de son exercice professionnel.

Art 12. Concurrence, clientèle et assurance

L’hypnologue d’exercice libéral ne doit pas détourner à son profit les clients d’un confrère ou ceux qui lui sont confiés de façon temporaire. Est proscrit toute pratique constituant une concurrence déloyale. L’abaissement des honoraires, dans le but de capter une clientèle supplémentaire, doit être soumis à l’appréciation du comité éthique qui rend un avis contraignant en prenant en compte la région et la concurrence en présence. L’hypnologue doit assurer sa responsabilité professionnelle dans une mesure raisonnable eu égard à la nature et à l’importance des risques encourus.


 

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CHARTE ETHIQUE

Académie pour la Recherche et la Connaissance en Hypnose Ericksonienne

Article 1 : Hypnose et conscience.

Dans une culture où la distinction classique entre « image » et « fait », entre « virtuel » et « réel », est de moins en moins évidente, le signataire s’engage à favoriser une « pédagogie » du changement destinée à assurer au plus grand nombre la maîtrise et la connaissance des principes d’action de la suggestion sous toutes ces formes. Ainsi il privilégie pour ses clients la connaissance et l’exploration de soi.

 

Article 2 : Clause de conscience.

Le signataire refuse d’intervenir dans tous les cas où l’intérêt d’autrui lui apparaît menacé, à travers une perte d’autonomie en particulier. Le signataire refuse toute intervention susceptible de favoriser l’assujettissement d’un individu à un groupe ou à une idéologie, quelque valeureuses qu’en apparaissent les finalités. Le praticien de la PNL et de l’hypnose Ericksonienne ne peut soumettre la personne humaine à un objectif qui lui serait étranger et qui le transformerait en simple moyen d’une politique commerciale.

 

Article 3 : Respect des droits humains fondamentaux, de la diversité, des équilibres écologiques.

Le signataire refuse, dans le cadre de la définition d’un objectif à atteindre, de favoriser l’expression de toute forme de volonté de puissance. Le praticien respecte et promeut l’autonomie, la dignité humaine, sa liberté ainsi que tous les droits inhérents à la nature humaine.

 

Article 4 : Juste rapport au sujet.

Le signataire refuse une gestion de la séance et du suivi impliquant « la position haute » du thérapeute. Le signataire considère toute personne comme hypnotisable et responsable. Il se donne une obligation de moyen dès lors qu’il accepte une demande.

 

Partie 2  : Philosophie

 

Article 5 : Philosophie du changement et recadrage des situations.

Le signataire se définit comme représentant, à la fois praticien et promoteur, d’une « philosophie du changement ». La « philosophie du changement » en hypnose implique principalement la recherche permanente du recadrage, de la multiplication des points de vue, et de l’élargissement des possibilités.

 

Article 6 : Philosophie du changement et recadrage des situations.

Le signataire se définit comme représentant, à la fois praticien et promoteur, d’une « philosophie du changement ». La « philosophie du changement » en hypnose implique principalement la recherche permanente du recadrage, de la multiplication des points de vue, et de l’élargissement des possibilités.

 

Article 7 : Catégories du conscient et de l’inconscient.

Le signataire refuse tout assujettissement à un courant de pensée ou à une doctrine psychologique accordant à l’inconscient un statut ontologique inférieur à celui du conscient. La raison étant que le signataire ne juge pas a priori pertinente ou opérationnelle la répartition des processus psychologiques à partir des deux catégories du conscient et de l’inconscient. Il lui préfère une perception dynamique et évolutive considérant qu’il y a le plus souvent une continuité et des interactions entre ces deux réalités et non pas une différence de nature.

 

Article 8 : Une vision « positive » de l’inconscient.

L’inconscient est, en hypnose Ericksonienne, considéré comme une ressource. Il est ainsi « positif » dans le sens où il est le réceptacle du matériel à partir duquel un changement, un apprentissage ou une évolution deviennent possible.

 

Article 9 : Hypnose et spectacle.

En aucun cas, l’hypnose ne peut être utilisée pour la recherche d’un effet extérieur, spectaculaire ou de  toute action dont le but irait à l’encontre de la volonté et de l’intérêt du sujet.

 

Article 10 : Une vision « positive » de l’inconscient.

L’inconscient est, en hypnose Ericksonienne, considéré comme une ressource. Il est ainsi « positif » dans le sens où il est le réceptacle du matériel à partir duquel un changement, un apprentissage ou une évolution deviennent possible.

 

Article 11 : Recherche de l’autonomie des publics.

Le signataire favorise, par l’exercice d’une philosophie du changement, tant par sa pratique que par ses enseignements ou par ses recherches, une autonomie toujours plus forte de l’ensemble des publics avec lesquels il est en rapport.

 

Article 12 : Une conception ouverte de la temporalité.

Le signataire considère, dans le cadre de son action, le présent comme la seule dimension temporelle à l’œuvre. Le passé et l’avenir sont, dans ce cadre, de nature exclusivement représentationnelle. Le passé d’un sujet n’a pas valeur prééminente pour appréhender ou produire un changement interne. La philosophie du changement opère par la possible redéfinition de l’individu à chaque instant. « Tout est dans le présent, à commencer par les représentations du passé et de l’avenir » : telle est la problématique de la temporalité abordée en hypnose Ericksonienne.

 

Article 13 : L’hypnose Ericksonienne comme un art.

Le signataire considère sa pratique comme un art impliquant la connaissance préalable des bases technique propres à l’hypnose, mais aussi aux disciplines complémentaires que sont la systémique, la P.N.L ou les T.C.C.  En tant qu’art, l’adaptation ; la créativité, la recherche d’un travail unique et adapté non pas à une demande mais à une personnalité forment la base du travail du signataire.

 

Article 14 : Une approche pragmatique.

Le praticien éricksonnien privilégie la dimension pratique de son art sur toute forme de spéculation intellectuelle; il privilégie le « comment » sur le « pourquoi », le repérage d’un schème psychocorporel nouveau sur toute projection d’une idéologie uniforme quel que soit l’individu. Cependant, il s’efforce de formaliser l’ensemble de ses expériences dans des termes accessibles au plus grand nombre. ?Dans sa pratique, le signataire ne cherche pas à supprimer à symptôme, mais à agir  sur les mécanismes inconscients qui sont à l’origine d’une problématique. Ainsi il ne recherche pas une seule efficacité immédiate, mais la transformation complète, cohérente et s’inscrivant dans la durée.

 

Article 15 : Devoir de confidentialité et de discrétion.

Le signataire s’engage, en dehors de son travail d’enseignement ou de recherche, à respecter scrupuleusement le devoir de confidentialité vis à vis des personnes qui le consultent. Le contenu informatif sur l’intimité, l’historicité ou même, dans certains cas bien spécifiques, sur l’objectif du sujet n’a pas d’intérêt majeur dans les applications de l’hypnose.

 

Article 16 : « Programmer le changement ».

Sous le rapport à la PNL (Programmation Neuro Linguistique), le praticien ne soustrait pas un « programme », un « schéma » entretenu par l’individu. Il en propose d’autres. A titre d’exemple, il ne suggèrera pas au sujet de ne plus être dépressif mais de devenir tel qu’il désire être. L’hypnose ajoute des possibilités.

 

Partie 3 : Pratique d’un art.

 

Article 17 : Hypnose et art-thérapie.

Le signataire considérant sa pratique comme un art aura volontiers recours à des disciplines voisines telles que le théâtre, la rhétorique, la linguistique…La recherche pragmatique de l’efficacité sur toute forme de spéculation intellectuelle participe d’une large indifférence du praticien signataire de la présente charte à toute forme de posture mondaine. En aucun cas, le signataire ne peut arguer de l’appartenance à l’ARCHE pour s’attribuer une quelconque autorité lui permettant de qualifier idéologiquement l’association comme appartenant à tel ou tel courant. L’hypnose éricksonienne ne peut pas être considérée, quel que soit le caractère surprenant de certains de ses résultats, comme relevant de la magie dans le sens habituel accordé à ce terme.

 

Article 18 : Hypnose et congruence, la juste attitude.

Le praticien signataire ne se préoccupe ni de sa propre image, ni de se conformer aux attentes convenues d’un sujet. Il veille à ce que ses propres croyances n’interfèrent pas dans sa pratique professionnelle. Il affiche une neutralité bienveillante. Il fonde ses pratiques sur un optimisme dans les processus de changement, dans les capacités d’adaptation des personnes, dans les réponses susceptibles d’être élaborées par l’inconscient, dans l’émergence de solutions destinées à créer un changement ou à accroître l’autonomie des personnes. Le signataire doit en particulier développer la « congruence », autrement dit son aptitude à être « fluide » et à se rendre plastique au langage de l’inconscient et à pouvoir « dialoguer » avec ce dernier pour en faire surgir la solution.

 

Article 19 : Fixation de l’objectif, recherche de solutions.

Toute intervention du signataire est orientée vers une solution pratique et polarisée par un objectif précis. L’attitude du signataire doit se traduire à l’égard des sujets comme une « neutralité bienveillante » et extrêmement positive. Les émotions positives du client, sa propre valorisation mesurée, seront recherchées prioritairement. Il s’agit d’encourager les émotions agréables associées à une représentation optimiste susceptible de produire plus facilement la solution pratique recherchée.

 

Article 20 : Rapport à la psychothérapie, à la psychologie et psychiatrie.

L’hypnose est avant tout une technique de communication et de changement et si certaines de ses applications peuvent être utiles aux professions précédemment citées, il est important d’éviter toute confusion dans l’esprit du public. L’hypnose n’est pas une technique médicale, et ne dépend pas de la psychologie.  Le praticien s’engage à ne pas aller sur un terrain d’intervention qui dépasse ses compétences. Toutefois, une fois la distinction posée, il est évident que les applications médicales ne représentent qu’une infime partie des applications et possibilités de l’hypnose.

 

Article 21 : Evolution du praticien.

Le signataire s’engage à être dans une perspective d’évolution et de remise en cause régulière dans sa pratique. Il suit ainsi une supervision professionnelle et complète régulièrement sa formation par des approfondissements, des lectures, des recherches et tout autre outil lui permettant de progresser dans son art.

 

Conclusion.

Le signataire a toute latitude pour faire connaître et revendiquer son appartenance à l’ARCHE. Il devra porter à la connaissance des tiers la charte à laquelle il a souscrit toutes les fois où ceux-ci demanderont à identifier ses choix philosophiques, éthiques et techniques.